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SECURITE DE L'AEROPORT DE BIARRITZ PARME LE REFUS INCOMPREHENSIBLE D'UN SYSTEME TOUS TEMPS  A BIARRITZ, la sécurité des usagers n'est pas assurée à 100 % , contrairement à ce qu'on vous dit ! Nous ne sommes pas à l'abri d'une erreur humaine car nous n'avons pas de système d'atterrissage tous temps (système de guidage par radar qui prend en charge l'avion à 25 Km de la piste et le guide sans erreur possible dans sa manoeuvre d'atterrissage). En effet, les pilotes se posent uniquement aux instruments de bord de leur avion et ne sont pas guidés depuis le sol, ce qui ne les met pas à l'abri d'une erreur. De plus, les usagers sont souvent embêtés car dès que le temps est mauvais les avions ne peuvent plus se poser à Biarritz, alors que le système d'atterrissage tous temps permettrait de ne plus être détournés sur d'autres aéroports. Les passagers n'auraient plus le désagrément d'ajouter des heures de route à leur voyage. Non seulement cette lacune constitue une gêne, mais un facteur de risque. Si par malheur un pilote se pose trop loin, il y a risque de crash, pour les passagers et pour les riverains. Un aéroport comme Biarritz Parme ne peut pas rester dans cette situation et c'est pourquoi je propose de l'équiper sans tarder d'un système tous temps qui est la meilleure garantie de la sécurité de tous. DONNEES DU PROBLEME Au mois de septembre dernier, une polémique nous a opposés au Maire de Biarritz, en sa qualité de Président du Syndicat Mixte en charge de l’aéroport de Biarritz-Anglet-Bayonne. Tout en déplorant la perte de plusieurs lignes desservies par la Compagnie RyanAir pendant l’hiver (Shannon, Dublin et Londres), j’avais exprimé notre incompréhension face au sous équipement de notre aéroport en termes de sécurité, celui-ci méritant, de notre point de vue un système d’atterrissage tous temps.
En effet, il faut savoir que pour leur atterrissage, les appareils sont guidés jusqu’à 12 km de notre aéroport par le Centre de Bordeaux. En fonction des indications qui lui sont données par la Tour de Contrôle sur l’état de la piste et les conditions météo, le pilote va être autorisé à se poser. Une fois la décision prise, il sera seul à assurer sa manœuvre avec les seuls instruments de bord de son appareil. Notre aéroport, compte tenu de sa situation en zone urbaine, et de son environnement en bord de mer, sujet à des vents latéraux et des entrées maritimes de brouillards, figure parmi les sites d’atterrissage difficiles. Le danger est de voir la piste brusquement couverte d’une nappe de brouillard et un pilote mal évaluer le point d’atterrissage et, par exemple, se poser trop loin, en milieu de piste. Cette situation est déjà survenue et on se souvient de l’avion Brésilien dont le nez surplombait la RN 10. Le danger n’est donc pas seulement théorique, surtout avec un trafic de 900.000 passagers/an qui doit être porté à 1.400.000 passagers/an. J’avais donc évoqué lors d’une conférence de Presse, l’impérieuse nécessité de pourvoir notre aéroport d’un radar d’approche. Mieux, ayant entendu le Maire indiquer que ce type d’équipement était par trop coûteux, j’avais pris la précaution de me documenter sur ce type d’installations. C’est ainsi que j’avais pu annoncer que le coût d’un tel équipement était de l’ordre 3,5 M€ T.T.C.
La réaction du Maire et Président du Syndicat Mixte ne fut pas longue puisque le lendemain même de mon intervention, il assénait sans ambages que ce type d’équipement coûtait cinq fois plus cher.  Afin de couper court à cette polémique je produisais la correspondance du Cabinet du Ministre de la Défense, Monsieur MORIN en date du 12 septembre 2007 qui confirmait le coût de la mise en place d’un radar d’approche. Le lendemain, le journal Sud-Ouest publiait une réponse du Maire qui, indiquait que le coût du matériel devait être majoré des aménagements de la piste avec des « terrassements » et de la tour de contrôle, ce qui portait bien l’addition à 15 M€ H.T, tout en invoquant une étude qui, bien sûr, ne fut pas produite.
Ces dernières allégations procédaient d’une farce. De deux choses l’une, où l’on se moquait de nous, où nous ne parlions pas de la même chose car un radar d’approche ne nécessite aucune adaptation particulière de la piste et pas davantage de la Tour de Contrôle, hormis l’adjonction d’un moniteur de contrôle supplémentaire d’un coût de 300 € H.T. dans n’importe quel magasin d’électroménager !
J’ai donc adressé le 27 septembre dernier au journal Sud-Ouest la lettre suivante qui, curieusement, n’a jamais été publiée, car, visiblement, ces sujets de peu d’importance n’intéressent pas les grands reporters d’investigation de notre quotidien régional en position quasi monopolistique : « Dans l’édition du 27 septembre 2007 de Sud-Ouest, Monsieur BOROTRA persiste à affirmer que le coût d’un système de type PAR-NG s’élèverait bien à 15 M€ si l’on inclut les travaux sur la piste, les balisages, les remblais et tous les travaux supplémentaires pour rendre le système efficient. »
« Cette affirmation est totalement fausse. D’une part, la demande faite au Ministère de la Défense incluait, évidemment, le prix total du système et non le seul appareil. D’autre part, les arguments invoqués par Monsieur BOROTRA procèdent, soit d’une parfaite méconnaissance de ce qu’est un système de type PAR-NG soit d’une totale mauvaise foi pour tenter de dissimuler sa bévue. En effet, la particularité d’un système de type PAR-NG tout à fait approprié pour la sécurisation d’un site comme celui de Parme et en usage dans l’armée française, comme dans la plupart des forces occidentales et les grands aérodromes civils, est qu’il ne nécessite quasiment aucune adaptation des pistes. Il s’agit d’un système de faible encombrement qui peut être aéroporté ou transporté sur un simple camion. »
« Il faut savoir que le radar de type PAR-NG est un système d’atterrissage tous temps tridimensionnel qui contrôle un avion en descente, en site et en azimut. Il prend en compte la descente à environ 25 km jusqu’au toucher des roues. »
« Le contrôle en site se fait en taux de descente. Le contrôle en gisement se fait en degrés en écart par rapport à la piste et en même temps, on donne la distance en permanence à l’avion et ce contrôle s’effectue jusqu’au point d’impact au toucher des roues. Ceci permet de faire un atterrissage avec l’utilisation la plus longue possible de la piste qui évite de se poser à mi piste et d’être obligé de faire une remise de gaz (échec de l’atterrissage avec reprise d’altitude). »
« C’est un système qui est très utile en cas d’entrées maritimes et de brouillard. Ce système n’est pas encombrant puisqu’il peut être aéro-transportable, il est généralement porté sur un véhicule, par avion par l'armée sans difficulté. Il peut se transporter par la route, c’est un appareillage petit qui est démontable, il équipe non seulement l’armée de l’air française mais également l’armée de l’air canadienne et américaine. Il équipe également ROISSY, ORLY et MERIGNAC.»
« L’énergie qu’il utilise est de 220 V classique, triphasé 2.50 Hertz. Il nécessite un groupe électrogène de secours. Il ne suppose aucune modification particulière de la piste sauf deux balises trièdres installées en bout de piste et un système de déport dans la tour de contrôle composé d’un écran de contrôle supplémentaire pour l’opérateur, alimenté depuis la station radar. »  « Son installation se fait par une calibration lors de la mise en service, le bon positionnement dans l’espace est assuré avec un avion pour vérifier le site et le gisement. Il suffit d’un système de théodolite au sol. Cette opération de calibration peut prendre une journée avec deux ou trois personnes au sol et un avion qui sert à la mesure du site et du gisement. Une fois la calibration terminée, à la fin de la journée, le système est fonctionnel sans modification particulière des pistes, sans travaux, sans remblais ! »
« L’annonce d ‘une enveloppe de 11.000.000 € procède d’une farce. La journée de travail a beau être chèqre dans l’aviation civile, les coûts annoncés sont totalement irréalistes et procèdent d’une évidente méconnaissance de ce qu’est un radar d’approche de type PAR-NG. La formation des opérateurs, si ceux-ci ne sont pas déjà formés, est assurée par l’ENAC et ne justifie, bien évidemment, pas d’un coût astronomique. »
« C’est un système qui est absolument indispensable dans tous les terrains un peu difficiles comme l’est celui de BIARRITZ (la piste débouche sur la RN 10 et comporte des zones urbanisées des deux côtés). Il vient utilement compléter l’I.L.S. (Instrument Landing System). En effet, le guidage de l’appareil depuis le sol est toujours plus sûr que l’interprétation de deux aiguilles par le pilote dans son cockpit. »
« Rien ne justifie donc le tarif exorbitant annoncé par le Maire et Président du Syndicat Mixte de l’aéroport avec le coût de 3,5 à 4 M€ TTC annoncé par le Ministre de la Défense. »
A la suite de cette polémique, nous avons vu ce mois de novembre le bulletin municipal, « Biarritz Magazine » titrer en couverture :
« AEROPORT DU BAB DES ENJEUX ET DES HOMMES »
Un article de sept pages avec de splendides photographies en couleur évoquait, tour à tour, l’enjeu économique de l’aéroport, les mesures prises pour assurer la sécurité de l’aéroport, avec des titres rassurants comme :
« Le ciel sous contrôle permanent » ou des commentaires élogieux en gros caractères gras concernant le personnel : « Tous ingénieurs, tous bilingues ou trilingues, tous conscients de la lourde responsabilité reposant sur leurs épaules, ils sont la garantie du 100 % sécurité qui caractérise l’aéroport Basque ».
D’une part, il est quelque peu surprenant d’observer qu’en période municipale, le bulletin d’information est consacré à la promotion de l’action du Syndicat Intercommunal et donc, indirectement, de celle de son Président, et, en particulier que ces articles ont, de toute évidence, pour objectif avoué de rasséréner la population sur la sécurité dont bénéficierait l’aéroport et qui serait « garantie à 100 % ».
Or, très précisément, la sécurité n’est pas garantie à 100 %. Lorsque l’on sait qu’existent des radars d’approche qui permettent de guider les avions avec précision depuis le sol et que l’on dirige un aéroport qui accueille plus de 900.000 passagers, j’estime que l’on a pas le droit de négliger la sécurité de ceux-ci et, au demeurant, celle des riverains de l’aéroport.
Si l’atterrissage aux instruments I.L.S. est sûr, si nos techniciens sont éprouvés et que leur professionnalisme n’est pas en cause, il est indéniablement encore plus sûr de disposer d’un appareillage de type PAR-NG, sinon pourquoi tous nos aéroports militaires en sont-ils pourvus ?
Lorsque l’ion sait que le coût de ces matériels est seulement de 4 M€ TTC, et que chaque année notre aéroport dépense autant dans ses infrastructures, on comprend mal qu’il puisse être écrit en écho à notre demande pressante dans le Biarritz Magazine : « l’idée de l’équipement spécifique « atterrissage tous temps » semble cependant repoussée au vu de son coût excessif par rapport aux besoins ».
Pour ce qui nous concerne, nous considérons que la sécurité n’est pas parfaite et ne peut être garantie à 100 % dès lors que nous ne bénéficions pas de ces équipements qui existent et qui, seuls, garantissent la sécurité. Chacun sait que la sécurité à 100% n’existe pas et qu’il s’agit d’une formule de communiquant. Nous demandons, par contre, que les moyens mis en œuvre pour la sécurité soient les meilleurs en l’état des techniques connues et que nos impôts financent cet équipement par priorité car il y a là un enjeu autrement plus important que pour certains équipement pour lesquels on n’hésite pas à nous endetter sur plusieurs générations.
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