LE SPORT A BIARRITZ Samedi 17 novembre, vers 18H00, au stade d’Aguilera, nous étions nombreux suspendus au pied de Dimitri YACHVILI, retenant notre respiration, dans l’attente du sort du match qui opposait notre équipe au « Sarasins» anglais. En effet, le score était de 19 à 21 à moins d’une minute de la fin, pendant les quelques secondes supplémentaires représentant les arrêts de jeu. Si la pénalité était transformée, le BOPB prenait trois points et gagnait le match, sinon, c’était fichu. Imaginez la pression reposant sur notre demi de mêlée : tout le match se jouait sur ce coup de pied…Une heure et demi de souffrance contre un adversaire très physique et le classement de l’équipe pour la suite de la coupe… Une fois de plus, le héros de mon fils, a offert à son équipe et à notre ville une victoire à «l’arraché». Superbe Dimitri, au pied magique, toujours présent, toujours au bon endroit, qui, avec un moral d’acier et une imperturbable concentration a, une fois encore achevé avec brio le travail de notre belle équipe. Il aurait amplement mérité de figurer dans notre équipe nationale pour la Coupe du Monde, mais, en sport, il y a parfois des choix incompréhensibles !
Au delà de la joie éprouvée par cette victoire, ce moment passé dans notre bon vieux stade m’a permis de rêver aux nouvelles installations qui devraient voir le jour à l’initiative du BOPB et puis, de réfléchir aux installations absolument nécessaires au Biarritz Omnisports, l’association qui gère l’ensemble des activités sportives.
Il est évident que notre ville manque d’installations pour la pratique des sports. Tout récemment, lors de l’assemblée générale du BO Omnisports, le Maire faisait mine de déplorer l’insuffisance des équipements et, une fois de plus, assénait des promesses déjà entendues et non tenues depuis 17 ans.
Le programme sportif constitue, pour notre équipe, une priorité réelle et, n’ayant pas de grands projets dévoreurs de deniers publics, il nous est beaucoup plus facile de nous engager fermement sur des réalisations de cette nature, somme toute peu coûteuses, dont on comprend mal qu’une ville comme la notre soit dépourvue.
Ainsi donc, nous prenons l’engagement formel de créer une piste d’athlétisme couverte afin d’y développer les pratiques sportives.
Nous prenons l’engagement de créer des salles pour la pratique de la gymnastique et des arts martiaux.
Nous prenons l’engagement de rénover les vestiaires et sanitaires du club de tennis dont l’état actuel est inadmissible.
Nous prenons l’engagement de créer trois terrains de grands jeux, football et rugby.
En effet, si le rugby est le sport roi, il ne faut pas oublier les autres sports qui sont pratiqués assidûment dans notre ville avec des résultats très satisfaisants. Le football, le handball et basket méritent toute notre attention et des efforts particuliers doivent être portés pour l’amélioration des conditions de leur pratique. Le tennis, lui aussi, est très important dans une région comme la nôtre, où les jeux de balle sont partie intégrante de notre culture. C’est pourquoi, il faut consacrer à ces pratiques sportives qui sont un élément essentiel de la qualité de vie recherchée dans notre ville, les budgets nécessaires, que ce soit en investissement ou en fonctionnement.
Le B.O. Omnisports doit être véritablement aidé et, d’une façon générale toutes les associations sportives de la ville qui ont indéniablement un rôle important pour l’éducation et l’encadrement de la jeunesse. Les efforts consentis dans ce domaine sont immédiatement récompensés.
Concernant le grand Aguilera, nous avons, mes colistiers et moi-même, indiqué que ce projet nous enthousiasmait. Il convient de trouver des solutions techniques pour rendre l’opération réalisable. Celle d’un bail à construction pourrait aussi être envisagée puisqu’en fin de bail les équipements reviennent à la collectivité. Lorsqu’on veut trouver des solutions, on les trouve ! Ce nouvel équipement serait une chance pour Biarritz et, plutôt que de mettre des bâtons dans les roues de ceux qui œuvrent pour le bien public, pour une fois avec des capitaux privés et non avec des fonds publics, il vaudrait mieux se mettre au travail pour mettre sur pied au plus vite, un programme de réalisation.
Jean-Benoît SAINT-CRICQ
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