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Un combat municipal Voici sept ans bientôt, dans un contexte politique particulièrement confus, la fin de la dernière cohabitation, alors que Jacques Chirac achevait son premier mandat, la France se préparait aux élections municipales. A Biarritz, la Mairie était tenue par Didier BOROTRA qui achevait son second mandat à la tête d’une équipe comportant des UDF, des socialistes et des militants d’Abertzaleen Batasuna, séparatistes d’extrême gauche. Le RPR Biarrot s’était toujours opposé à cette équipe hétéroclite. Contre toute attente, l’équipe RPR de Biarritz devait céder au chant de la sirène Borotra et, alléchée par les places offertes, n’hésitait pas à enfreindre les consignes pour s’embarquer aux côtés du maire sortant. C’est dans ce contexte de trahison, de mépris des électeurs et d’alliances contre nature que l’équipe que j’ai eu l’honneur de conduire a réussi l’exploit, en seulement un mois de campagne, de proposer un programme pour s’opposer à l’équipe hétéroclite en place.
Notre engagement politique reposait sur deux convictions : d’une part, sur le plan strictement politique nous ne pouvions admettre que le RPR soit écarté du débat municipal et que la Ville soit abandonnée à ces personnes, d’autre part, l’analyse du programme Borotra nous avait persuadés du danger représenté par les projets pharaoniques du Maire.
Forts de la confiance d’un quart de la population, nous avons travaillé avec acharnement nos dossiers, portant sans crainte la contradiction, démontrant avec constance l’inanité de la politique poursuivie. La tâche n’a pas été facile car le sort réservé aux oppositions n’est pas enviable. Sous représentés au Conseil Municipal, (10% d’élus pour 25 % de suffrages) réduits à la portion congrue dans le bulletin municipal (1/2 page de 4.000 caractères espaces blancs compris), ne disposant pas de bureau ni de moyens à la Mairie, nous avons malgré tout réalisé la prouesse d’être toujours présents et de traiter avec sérieux les nombreux et complexes dossiers qui nous étaient remis 5 jours seulement avant chaque Conseil.
Comme la contradiction n’est pas appréciée parle Sénateur-Maire, ce furent de belles empoignades et parfois de moins belles. Il faut dire que dès le 31 juillet 2001 la singulière délégation de service public consentie à VINCI pour les parkings nous a fait vivement réagir. Nous étions choqués par l’octrio de 620 places de stationnement payant, créées pour la circonstance, à la seule fin d’équilibrer les comptes de VINCI. Le Tribunal Administratif a finalement sanctionné ce contrat peu orthodoxe et les places de stationnement sont revenues dans le giron de la Ville, ce qui permettra à un autre Maire de les supprimer. Pour ma part, je m’y engage, considérant que Biarritz, ville touristique à l’activité saisonnière ne justifie pas d’un stationnement payant hors saison. Notre centre ville et son commerce s’en porteront bien mieux. Ce dossier VINCI fur le 1er d’une série d’affrontements. Je rappellerai l’affaire des fonds reçus d’AXA pour les travaux du Bellevue, non effectués, qu’il fallut emprunter pour rembourser, celle de la curieuse mise à charge de la SOCOMIX, locataire-gérante de l’hôtel du Palais, des investissements immobiliers du Spa qui auraient normalement dû être financés par la Ville ou encore le singulier financement par la Ville du déplacement de la rampe d’accès au parking Bellevue, VINCI recevant 1,4 M€ au moment même où le Tribunal lui faisait perdre une somme quasi identique.
D’année en année, nous n’avons cessé de dénoncer les effets catastrophiques de la politique conduite sur la fiscalité locale dont la pression s’est accrue de 31,38 % depuis 2001. De 1991 à 2000, la taxe foncière avait déjà augmenté de 106,58 % et la taxe d’habitation de 86,61 % ! La dette, elle aussi, s’est envolée pour atteindre près de 40 M€ (265 MF) et encore ne s’agit-il que de la dette apparente, puisque près de 35 M€ sont dus par les différentes sociétés d’économie mixtes satellites de la Ville. D'ores et déjà la dette cumulée de la Ville et de ses satellites est de 75 M€. Avec les nouveaux équipements surdimensionnés, le budget de fonctionnement n’a cessé de grimper. La situation a désormais atteint un seuil critique. Le mandat de plus sera le mandat de trop ! En appliquant une politique raisonnable, la situation peut encore être redressée, ce qui ne sera plus le cas dans six ans. En effet, le programme de la Cité du Surf va nous conduire directement à la faillite en ajoutant 64 M€ à la dette. Nous serons à 140 M€ à fin 2009 si ce projet est mis en oeuvre ! Il existe pourtant d’autres priorités que ces projets inutiles et somptuaires.
Si les Biarrots me font confiance, nous cesserons ces dépenses inconsidérées pour ramener la fiscalité locale à de plus justes proportions. Nos efforts seront mis sur le fonctionnement et l’entretien de la Ville qui, hélas, est particulièrement négligé dans le centre ou dans les quartiers. C’est une politique de proximité que nous voulons conduire pour faciliter la vie des Biarrots : - Amélioration de la circulation et du stationnement, - Développements des services sociaux, - Accession à la propriété, - Assouplissement des règles d’urbanisme, - Aide accrue aux associations. - dynamisation du commerce local : avec réfection des Halles, avec rétablissement de stationnements de surface et gratuité du stationnement de surface l’hiver - Remise à plat de la politique touristique de la ville : avec redéploiement des moyens restructuration de Biarritz Tourisme rétablissement des manifestations perdues comme « Terre d’Images » création de nouvelles manifestations L'animation estivale, largement insuffisante et quelque peu dépassée doit être revue et renforcée afin de donner à notre Ville le caractère attractif qu’elle mérite. Je souhaite redonner l’envie aux Biarrots de sortir le soir, seuls ou en famille , et faire de leur Ville un lieu animé et convivial. Il faudra des animations pour tous publics et les jeunes ne seront pas oubliés. Enfin, nous consacrerons nos efforts sur la préservation du littoral et la rénovation du Musée de la Mer en équipant celui-ci d’un aquarium digne de ce nom. Tous les Biarrots seront sensibles à la mise en valeur de cet équipement qui sera l’un des joyaux de la Ville.
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