Audit des comptes, dépenses publiques et fiscalité
Compte tenu de ce que nous dénonçons depuis des années le dérapage des dépenses publiques, nos projets sont nécessairement modérés et ne comportent pas de réalisations dispendieuses.
Notre priorité est de faire un point sur la situation réelle de la Ville.
Ceci suppose un audit complet des comptes de la collectivité et de l’ensemble de ses satellites.
En effet, il existe un certain nombre de budgets annexes, de sociétés d’économie mixtes, telle que la S.E.M. SOCOMIX pour l’hôtel du Palais, la SOGOLFMIX pour le golf de Biarritz, la SOGICOBA pour les logements sociaux, des établissements publics Industriels et Commerciaux comme l’E.P.I.C. BIARRITZ TOURISME, un centre communal d’action sociale, le SIAZIM (Syndicat Mixte Ilbaritz Mouriscot), des régies comme l’ATABAL (Maison des Musiques amplifiées), dont nous souhaitons, au delà des communications annuelles obligatoires, opérer un audit approfondi afin de mettre en lumière l’efficacité réelle de ces différents organismes et les économies qui sont susceptibles d’être réalisées.
Les associations recevant des fonds publics seront elles aussi obligées de nous proposer des objectifs.
D’une façon générale il convient de faire un état des lieux précis de la nébuleuse municipale et de remettre de l’ordre afin de réaliser des économies et de préserver les deniers publics. Si la situation financière des collectivités locales a permis de gérer sans compter, tel n’est plus le cas.
Nos concitoyens conçoivent mal les dépenses de prestige à l’heure où ils connaissent des difficultés importantes et ne se leurrent plus sur l’énorme endettement de l’état et les problèmes de financement des caisses de retraite ou de sécurité sociale.
Il est temps de resserrer les boulons et d’éviter la fuite en avant toujours plus grande de nos politiques qui usent sans vergogne des leviers d’endettement pour proposer des investissements spectaculaires sans prévoir les budgets de fonctionnement induits par leurs nouvelles réalisations.
Dans un pays en chute sur le plan économique, il est choquant que les collectivités absorbent toute la richesse nationale pour des dépenses non productives.
Par contre, à moindre frais, il est possible de relancer efficacement le mouvement associatif en donnant aux diverses associations des moyens réels de fonctionnement et en redonnant à l’initiative privée la possibilité de s’exprimer.
Un signe fort pour nos concitoyens, dans le cadre d’une maîtrise assurée des dépenses publiques consistera à bloquer le projet délirant de la Cité du Surf, totalement inutile et à proposer en contrepartie une baisse immédiate de nos impôts locaux pour enrayer le mécanisme de la hausse monstrueuse que nous avons connue depuis quinze ans.
Cette hausse de la fiscalité a en effet été double et a touché tout à la fois les taux et bases.
De fait, la seule hausse des bases purement mécanique aurait dû largement suffire puisque le volume des mutations et l’assiette de celles-ci a cru notablement du fait de la hausse astronomique de l’immobilier. Mais, la politique dépensière conduite, a obligé l’équipe au pouvoir à relever simultanément les taux d’impositions, ce qui n’aurait jamais dû avoir lieu dans une ville comme la nôtre.
Le discours pour justifier ces augmentations constantes a consisté à comparer les taux appliqués avec ceux des autres villes, en perdant toutefois de vue que l’activité économique exceptionnelle de la Côte Basque ne justifiait en rien cette remise en cause des taux. On ne peut comparer Biarritz avec une ville comportant 20% de logements sociaux d’un bassin économique sinistré.
De plus, les augmentations de la fiscalité ont souvent été justifiées par le fait que l’immobilier ayant connu une flambée dans la région les propriétaires étaient largement favorisés et pouvaient bien consentir quelques sacrifices pour améliorer les équipements collectifs de leur ville.
C’est une façon de concevoir les choses mais qui ne concerne que les plus riches.
En effet, il existe bon nombre de Biarrots qui sont propriétaires de leur maison et n’ont nullement l’intention de spéculer pour la revendre, ne sachant pas où ils iraient ensuite.
Les plus-values latentes enregistrées par l’immobilier ne concernent pas l’immense majorité de nos concitoyens, lesquels constatent, par ailleurs, une hausse constante de leurs prélèvements de toutes sortes.
La réalité est qu’à force de créer des équipements de luxe, dispendieux, parfois même inutiles et souvent au goût douteux, la ville se transforme en un espace dédié aux plus riches. L’acquisition immobilière devient impossible pour les jeunes ménages compte tenu de la politique d’urbanisme dogmatique conduite et, par ailleurs la fiscalité devient dissuasive pour la majorité dont les revenus ne suivent pas. La poursuite d’une pareille politique aurait inévitablement conduit les Biarrots de souche à l’exode.
Voilà pourquoi nous voulons à tout prix infléchir cette politique élitiste et permettre, par un retour à une fiscalité maîtrisée, aux Biarrots de demeurer chez eux.