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C’EST LA RENTREE … DERNIERE LIGNE DROITE AVANT LES ELECTIONS Fidèle à son habitude, Monsieur BOROTRA exprimait un large satisfecit dans le S-0 Lundi 3 Septembre 2007. Selon lui, la saison a été excellente. Pour ma part, je ne pense pas que les terrasses sous la pluie aient fait recette ! Il est trop tôt pour tirer des commentaires. Attendons les chiffres !
 Pour ce qui est du plan de circulation, il a osé se montrer satisfait, alors que les transformations du centre ville ont détourné la circulation et dissuadé les usagers d'y venir ! Les malheureux qui s'y sont risqués auront erré des heures, en particulier dans le secteur d'Hélianthe, le marché et le Port Vieux. Les modifications intempestives de sens de circulation rue Alcide Augey et au Port Vieux sont venues s'ajouter à la désormais inutile avenue Victor Hugo ! L'impression est d'avoir eu affaire à des apprentis sorciers cumulant les erreurs. Un plan de circulation n'est pas le fruit du hasard mais d'une lente élaboration et il faut réfléchir avant de modifier ce que les anciens ont conçu.
En ce qui concerne la construction de l'établissement de bains de la Côte des Basques, comme tous les projets de Mr BOROTRA, nous est annoncée en dépassement de prix à 3M€ !
Surtout, ne pas confondre ce projet avec l'imposante Cité du Surf, dont, curieusement, le Maire ne dit mot. Il est vrai que notre opposition, montée au créneau dès l’annonce du projet pompeusement intitulé « Biarritz Océan », a éclairé les Biarrots sur cette affaire et, désormais, la population voit d’un mauvais œil ce qui s’annonce comme un gaspillage sans précédent des deniers publics, d’où une certaine gêne du Maire pour communiquer sur un projet aussi décrié.
Voici un petit résumé de la question :
4 septembre 2004, vote par le Conseil municipal de la réalisation de la Cité du Surf en maîtrise d’ouvrage publique (par la Ville elle-même) pour un coût total annoncé de 8,380 M€ H.T. (54 MF). Protestations de notre opposition, mais pour la forme puisque ce projet faisait partie du programme annoncé du candidat Borotra en 2001.
2005 – choix par le Maire de l’architecte Steven HOLLS contre l’avis du jury (le dernier et le plus cher – 17% d’honoraires de maîtrise d’œuvre alors que la norme est de 10 % !). 30 mars 2007 – revirement du Maire et vote par le Conseil du recours au tout nouveau texte instaurant le « Partenariat Public-Privé » pour faire réaliser Cité du Surf et construction de l’aquarium du Musée de la Mer par un opérateur privé. Inflation notable des coûts : Cité du Surf : 13 M€, Aquarium 12 M€, maintenance : 5 M€, soit 30 M€.
Coût pour Biarritz 59 M€ (387 MF) au lieu de 8,380 M€ : 47 M€ de loyers sur 30 ans + 6 M€ de subventions + 5 M€ pour financer les subventions, sans parler des 6 M€ de subventions externes dont une partie provenant de la CABAB.
Comme par hasard, le seul avantage du Partenariat qui coûte fort cher, est que l’opération ne s’inscrit pas en dette dans le compte administratif (bilan comptable de la ville). Il s’agit de l’utilisation discrète de moyens ruineux par un artifice comptable, en profitant d’un vide juridique. La Commission Nationale de Comptabilité planche sur une modification qui mettrait en évidence l’endettement résultant de ces Partenariats, mais à ce jour, il est possible de s’endetter en cachette !
La dette est de la Ville est de 40 M€ à fin 2006. Celle de ses satellites est de 35 M€. Avec quelques 60 M€ supplémentaires de dette cachée, Biarritz atteindra une dette réelle de 140 M€ à la signature de ce partenariat début 2008, soit 4.666 € par habitant.
La dette Biarrote au sein de la CABAB étant aussi de 1.400 € par habitant, tout Biarrot sera redevable de 6.000 € (même un enfant !) alors que la moyenne nationale est de 1.000 € par habitant !
Un tel projet qui consiste à nous ruiner pour réaliser un édifice prestigieux sans utilité véritable est proprement scandaleux. Alors que rues, quartiers et falaises sont mal entretenus, que le jardin public est délabré, que le personnel de la Mairie et des associations para municipales est mal payé, que nos écoles sont peu sûres, que les animations estivales sont inexistantes et que le commerce est sinistré par des travaux inutiles au résultat douteux, cet endettement faramineux est déplacé. Il y a d’autre priorités !
Il serait choquant qu’à la veille des élections, alors que l’endettement qui en résultera est le plus fort jamais connu par notre Ville, un tel projet, si différent de celui annoncé en 2001 (il était question d’une maîtrise d’ouvrage publique pour 8 M€ et non privée pour 60 M€ !) soit voté en catimini par l’équipe sortante. La moindre des choses serait de différer la signature du contrat après les élections. De tels enjeux qui engagent les biarrots pour 30 ans méritent un large débat.
Pour ma part, si les Biarrots me font confiance, je m’engage à ce que tous les projets d’importance soient soumis à une consultation, à un référendum local.
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